| Contexte
d’un projet de musée
Rappelons tout d’abord quelques éléments d’histoire
institutionnelle : en 1995, un an après son élection
à la présidence de la République, Jacques Chirac
annonçait la création d’un musée devant
regrouper les collections du musée national des arts d’Afrique
et d’Océanie et celles du Laboratoire d’Ethnologie
du musée de l’Homme, soit près de 300000 objets,
ainsi que des collections photographiques considérables par
leur ancienneté, leur intérêt et leur nombre
(environ 350000 clichés).
La question à laquelle il était ainsi répondu
était posée depuis longtemps. Le public ignore généralement
l’ancienneté d’une bonne part de ces collections
qui ont été constituées depuis l’âge
des découvertes, du 16ème au 19ème siècles.
C’est dire qu’elles ont connu déjà un
bon nombre d’avatars institutionnels, passant du musée
Dauphin (1830) ou du musée Américain (1850) du Louvre
au musée des Antiquités nationales de Saint Germain
en Laye puis au musée d’Ethnographie du Trocadero (1878)
et, enfin, au musée de l’Homme (1937) alors que s’était
peu avant ouvert, dans le cadre de l’exposition coloniale
de 1931 un Musée des Colonies qui devint lui-même peu
après le Musée de la France d’Outre-mer, puis,
au temps de la décolonisation et avec l’arrivée
d’André Malraux dans son nouveau ministère des
affaires culturelles, le Musée des Arts d’Afrique et
d’Océanie.
Dès les années 50, et plus encore dans les années
6O, au temps de la décolonisation, la question du retour
éventuel de ces collections au Louvre et celle de leur réunion
en un seul lieu avait été débattue. André
Malraux était convaincu que cette réunion était
nécessaire mais il n’avait pas autorité sur
les musées dépendant du Ministère de l’Education
nationale, dont le plus grand d’entre eux le Muséum
d’Histoire naturelle qui comprenait le musée de l’Homme,
et il dût donner une nouvelle orientation au musée
de la France d’Outre-mer. Tout en insistant sur la dimension
artistique de ce projet, il associa pour le réaliser des
personnalités du musée de l’Homme (Claude Lévi-Strauss,
Michel Leiris, Jean Guiart, Denise Paulme).
Due à la mise en cause de l’ethnographie, à
la décolonisation, aux bouleversements des équilibres
géopolitiques du monde, les institutions en question connurent
des temps difficiles. Depuis les années 60, on compte une
bonne quinzaine de rapports ou d’audits sur la transformation
du musée de l’Homme, restés sans effet. Cette
crise a touché, depuis les années 70, l’ensemble
des grands musées d’Ethnographie en Europe et à
travers le monde, soit qu’ils aient été constitués
par d anciennes nations coloniales, soit qu’ils se trouvent
dans des pays comprenant des « premières nations ».
Aujourd’hui, la plupart de ces musées sont soumis à
des processus de transformation plus ou moins profonds. Signes des
temps, les grands musées d’art, et en premier lieu
le Metropolitan museum of art de New York (depuis 1982) accueillent
aujourd’hui l’art de ces cultures.
Alors qu’il était encore Maire de Paris, Jacques Chirac
a été convaincu par Jacques Kerchache, qui avait publié
en 1990 dans le journal « Libération » un manifeste
« pour que les chefs d’œuvre du monde entier naissent
libres et égaux », de la nécessité d’ouvrir
au Louvre des salles pour témoigner de la dimension artistique
de ces cultures, puis de leur consacrer un musée résolument
novateur. L’Établissement public du musée du
Quai Branly eut pour première tâche d’ouvrir,
en 2000, des salles dans le Pavillon des Sessions du musée
du Louvre, un « lieu d’appel et de reconnaissance »
selon les termes du Président de la République qui
constituait là une « ambassade », une antichambre
prestigieuse dans le « plus grand musée du monde »
pour les cultures d’Afrique, d’Asie, d’Océanie
et des Amériques.
Parallèlement à cette irruption symbolique -excellemment
mise en espace par Jean Michel Wilmotte- dans un musée dont
les responsables furent tout d’abord réticents sinon
hostiles, l’Établissement public préparait la
conception du futur musée au quai Branly, face à la
Colline de Chaillot.
Le musée du quai Branly
La réalisation du musée du quai Branly est aujourd’hui
achevé. Le « chantier des collections » a traité
dans l’hôtel industriel Berlier les objets en provenance
du musée des arts d’Afrique et d’Océanie
et du Laboratoire d’ethnologie du musée de l’Homme
depuis le début de l’année 2002, effectuant
un récolement systématique, la vérification
de l’état des œuvres, le traitement par anoxie
des matériaux organiques, l’informatisation et la numérisation
générale des collections.
L’objectif était d’ouvrir au public le musée
dans les premières semaines de 2006 et de mettre progressivement
en place ses activités culturelles dans le trimestre qui
suivait.La première grande exposition internationale, intitulée
« D’un regard l’autre »,a traité
de l’histoire de la perception de ces cultures par les occidentaux.
Le musée du quai Branly est conçu comme une institution
à facettes et activités culturelles multiples, un
« centre » ayant vocation à conserver, étudier
et présenter les collections nationales dans les domaines
de sa compétence, mais aussi comme un lieu de recherche et
de formation sur les cultures du monde, leur histoire et leur anthropologie,
un carrefour d’action culturelle sur place, dans ses salles
de conférences et de spectacles, et, au-delà, dans
le réseau d’un partenariat institutionnel actif et
sur le net. Il s’inscrit, à Paris, dans une suite d’institutions
complémentaires : le Palais de Tokyo, le musée Guimet,
le musée du Louvre, le Centre Pompidou, l’Institut
du monde arabe, le Muséum d’histoire naturelle et le
Musée de l’Homme nouvelle manière, ainsi que
la Bibliothèque Nationale de France.
La muséologie a été définie, dès
le programme du concours international d’architecture, comme
un ensemble diversifié et complexe d’approches des
ressources et collections du musée.
Les « principes muséographiques » définis
par le programme préparatoire du concours international d’architecture
étaient notamment les suivants :
- Associer des références toujours accessibles, des
points de repère qualitatifs et une constante actualisation
des connaissances dans un ensemble qui puisse « articuler,
voire éventuellement imbriquer, en une muséographie
intégrée, présentation esthétique et
information ethnographique ».
- Combiner la continuité des parcours dans un enchaînement
géographique des principales aires culturelles, la récurrence
de thèmes transversaux et la mise en évidence de points
remarquables.
- Souligner l’identité des grandes aires culturelles
et la position singulière de « zones de contact ».
- Souligner à travers la diversité technique des collections
la diversité des expressions de la créativité,
qu’elles soient traditionnelles ou contemporaines.
Ces « principes » furent appliqués par l’architecte
désigné, Jean Nouvel, à ce que nous appelons
aujourd’hui l’ « espace de référence
» permanent (4000m2). Ils se comprenaient dans une complémentarité
spatiale et contextuelle avec des présentations temporaires
partagées entre un « espace thématique »
et un espace dévolu aux expositions « dossiers ».
Situés par Jean Nouvel sur des « étages flottants
» à l’ouest et à l’est du grand
volume intérieur du musée, associés à
une mezzanine centrale qui constitue une sorte de « centrale
des informations », ces espaces couvrent aujourd’hui
une surface d’environ 2000m2.
Le projet de Jean Nouvel a répondu, en effet très
précisément aux prescriptions du programme en réunissant
dans un même volume aux spatialités très diverses
les différentes composantes souhaitées. Mais il leur
donne un caractère très particulier, sans précédent,
qui peut se résumer par une attention très marquée
à la conception d’un paysage architectural sans précédent
caractérisé par des approches, des itinéraires,
et une succession alternée, scandée, de respirations
spatiales singulières. On tentera de les résumer brièvement
ainsi :
- Créer un domaine de nature fort (le jardin de Gilles Clément,
de 18000m2) préservé des bruits de la ville par une
longue paroi de verre de 6m de hauteur. En faire un espace merveilleux,
ludique, de recueillement et d’activités culturelles
ponctuelles. Un « lac de lumière » de Yann Kersalé
contribue à cet enchantement.
1 : Musée du quai Branly, côté
sud, rue de l'Université, jardin et bassin. Copyright : ©
musée du quai Branly
- Proposer un cheminement qui conduise à l’espace
d’accueil en passant par des lieux conviviaux, salon de thé
et librairie. Situer une grande vitrine qui présente dès
l’abord des œuvres majeures (un grand Moai de l’île
de Pâques et des Tikis marquisiens) et des œuvres contemporaines
d’artistes maori de Nouvelle Zélande, Michael Parekovaï
et Fiona Pardington.
- Présenter dans l’accueil un signal fort sur le recours
aux ressources patrimoniales du musée et leur accessibilité
: Le « poteau Kingliet de Gedem Skannish » donné
en 1937 au musée de l’Homme par l’artiste surréaliste
Kurt Seligmann. La tour-réserve des instruments de musique
correspond à la demande du programme qui souhaitait que l’importance
des collections soit soulignée par des vues directes sur
les réserves.
- Donner accès depuis l’accueil à la salle
d’actualité (baptisée « salon de lecture
Jacques Kerchache »), un lieu d’interrogation et d’information
sur un monde en mouvement, ses cultures et son histoire, dépendant
de la médiathèque.
- Permettre l’accession, par une double révolution
autour de la tour-réserve des instruments de musique, vers
le bas en direction des espaces d’action culturelle, d’ateliers
et d’enseignement, de spectacles, en ménageant des
regards sur les réserves de grands objets.
- Associer aussi les cultures traditionnelles aux développements
contemporains de la créativité. Outre l’architecture
qui fait incontestablement « œuvre », il faut signaler
le mur végétal de Patrick Blanc, l’installation
lumineuse de Yann Kersalé, les commandes passées à
des artistes aborigènes australiens pour le bâtiment
« Université » et à l’artiste d’origine
vietnamienne Trinh T. Minh Ha pour la rampe.
[Insertar foto Ymago 11256 con la leyenda: Mur végétal
conçu par Patrick Blanc et palissade de verre, musée
du quai Branly. Copyright : © musée du quai Branly]
- L’accession par cette rampe de 170 m2 au cœur même
du musée. Cette rampe surplombe les 2000m2 des salles d’expositions
temporaires situées au niveau du Jardin.
- Concevoir le musée comme un espace unique diversifié
dans sa volumétrie, un paysage architectural long (170m environ),
étroit (30 m environ), à hauteur et à volumes
variables avec boîtes saillantes en façade, déclivités
ascendantes du sol à partir de la zone d’accès,
et plafond à résille ondulante. Réserver le
plateau inférieur aux collections de référence,
et les mezzanines à l’exploration des collections avec
un secteur thématique et des expositions dossiers.

2 : "Boîtes" de couleur de la
façade nord du musée du quai Branly. Copyright : ©
musée du quai Branly
- Articuler les circulations du plateau autour d’une voie
médiane centrale (« la rivière ») bordée
d’un mobilier d’informations (textuelles, photographiques,
sonores, avec bases de données et CDRom). Cet axe comprend
un programme tactile et sonore destiné aux mal voyants et
des compléments visuels pour tous publics.

3 : Musée du Quai Branly. Bâtiment
Musée. Plateau des collections permanentes. L'espace de circulation
centrale dite "La Rivière" faisant le lien entre
les différentes collections est encadré par un long
meuble de cuir dénommé "Le Serpent". Ce
serpent sert de support à des bornes d'informations multimédia.
Au centre le mégalithe provenant du Sénégal
appelé "pierre lyre". Copyright : © musée
du quai Branly, photo Nicolas Borel.
Le musée est conçu comme un instrument de confrontation,
un outil permettant de connaître et d’explorer, d’exposer,
de diffuser les ressources dont il a la charge. Cette vision qui
insiste sur l’accessibilité aux ressources patrimoniales
se fonde sur une conscience forte des responsabilités patrimoniales
et culturelles de l’établissement envers les œuvres
et envers les peuples qui sont aujourd’hui les héritiers
de ces cultures. Elle s’attache à la notion de respect
et de partage.
L’établissement s’inscrit dans les institutions
de la République et par conséquent dans le respect
des lois et de la laïcité.
Comme musée, il est conscient de ne recueillir que des fragments
épars mais signifiants de totalités culturelles complexes
qui lui ont été transmis par l’Histoire. Il
doit produire des connaissances, engager réflexions et interrogations,
susciter des regards d’aujourd’hui sur l’évolution
des cultures. Il est un instrument de citoyenneté pour notre
propre société dans les composantes de plus en plus
diverses et multiples de la République. Il est appelé
à collaborer étroitement avec les institutions internationales,
celles de l’Europe et celles des pays d’origine des
collections.
Le travail de la muséologie du plateau de référence
s’est accompli avec une groupe de conservateurs du musée
de l’Homme et du musée national des arts d’Afrique
et d’Océanie, et avec une équipe de jeunes chercheurs
spécialisés. Il faisait suite à une large concertation
avec près de 200 personnalités compétentes
consultées lors de la phase exploratoire du projet. Il a
confirmé le choix d’un parcours géographique
par grandes aires culturelles, selon un itinéraire enchaînant
l’Océanie, l’Asie, l’Insulinde comme «
zone de contact », Le Mashrek et le Maghreb, autre «
zone de contact », l’Afrique, les Amériques,
chacune de ces zones pouvant être directement accessible depuis
la « rivière ».
Le travail de sélection des œuvres en fonction de leur
ancienneté, de leur signification ainsi que de leur qualité
plastique, et la conception des ensembles muséographiques
a de nouveau donné lieu à de multiples expertises
extérieures.Ces collaborations spécialisées
se sont poursuivies jusqu’à l’achèvement
de l’étape de mise en œuvre, notamment avec la
mise au point du matériel, très abondant, d’information
accompagnant les parcours.
Chacune de ces zones conserve son propre caractère en fonction
des collections disponibles, de leur singularité artistique,
ethnographique, historique, et de la personnalité même
du responsable de chaque secteur. La sélection s’est
effectuée sur des critères de qualité et de
pertinence dans le développement de séquences qui
soulignent des thématiques transversales ou ponctuelles.
Ces thèmes peuvent selon les cas décrire des situations
ethnographiques, des techniques, des formes, ou une réflexion
anthropologique. A une exception près (un multimedia sur
la divination en pays senoufo), les reconstitutions ont été
bannies au profit de mises en évidence très sobres,
soulignant la force d’un objet ou l’intérêt
d’une séquence. Deux boîtes ont été
réservées, par le biais de productions multimedia)
à la musique, à la danse et à la parole. Ces
créations sont présentes aussi dans certains éléments
du parcours et de l’information ainsi que dans la tour de
réserves qui conserve les instruments de musique.
Un accent particulier a été mis sur l’Histoire.
L’histoire des collections, tout d’abord, permettant
d’éclairer aussi grâce à l’archéologie,
la préhistoire et l’histoire des cultures et civilisations
envisagées. Cette insistance sur l’Histoire et l’ancienneté
des peuples et de leurs arts se compose avec un souci de manifester
contacts, mouvements, influences.
La question du contemporain, symbolisée par le caractère
même de l’architecture, sera aussi présente dans
les collections (en particulier grâce à l’évolution
exemplaire de l’art des aborigènes australiens), dans
les expositions des mezzanines, thématiques ou dossiers,
dans les expositions temporaires internationales du rez-de-chaussée,
et dans tous les aspects de l’action culturelle autour de
l’auditorium. Elle doit être l’une des directions
principales de la collaboration inter-institutionelle de l’établissement
(à Paris, avec le Centre Pompidou et le Musée d’art
moderne de la Ville de Paris) et de la diffusion sur le net.
Un soin particulier est apporté à la conception des
systèmes d’information, progressifs et complémentaires
depuis les cartels et informations de proximité, les textes
ouvrant les séquences, jusqu’aux dispositifs simples
ou informatiques disposés dans le « serpent »
ou la « rivière ». Ces dispositifs se trouvent
concentrés et développés sur la mezzanine centrale
qui comprendra une introduction thématique aux grandes questions
de l’anthropologie, un accès à la base informatisée
des collections et des postes de consultations de bandes vidéo.
Cet ensemble muséographique doit être évolutif
et proposer constamment de nouvelles approches des ressources patrimoniales
qui font sa singularité. Lieu ouvert à la recherche,
il est conçu comme un espace expérimental, un lieu
de liberté individuelle et d’échanges collectifs.
Ces échanges ne seront vraiment fructueux que s’ils
s’appuient sur un véritable dialogue, la recherche
d’une réciprocité de regards entre les cultures.
La politique des publics tente d’apporter à tous, y
compris aux personnes handicapées, une accessibilité
aux ressources du lieu. Les espaces dédiés aux spectacles,
conférences et séminaires, le « théâtre
Claude Lévi-Strauss et la salle de cinéma, situés
sous l’accueil et la grande salle d’expositions temporaires
mais qui communiquent avec le théâtre de verdure du
jardin, devraient donner à la politique d’action culturelle
sa dimension humaine, sa contemporanéité, ses surprises.
On l’a compris, ce musée veut apparaître comme
un acte de foi dans l’institution muséale elle-même
et envers son rôle dans une société en perpétuelle
évolution qui a besoin de préserver, de faire connaître
et d’interroger les témoignages de la diversité
humaine, d’affirmer les qualités traditionnelles et
l’inventivité des cultures, au moment où elles
sont plus menacées que jamais ou bien déjà
disparues.
On s’étonne parfois de retrouver ces œuvres «
hors contexte » comme si l’on ignorait que le musée
est toujours le refuge du déracinement dans le cas de nos
propres cultures traditionnelles comme dans celles des autres, et
on nous dit : « de quel droit parlez-vous pour les autres
? Donnez la parole aux intéressés ! », mettant
ainsi en cause notre tradition d’observation et d’étude
scientifique, en s’illusionnant sur la capacité des
« héritiers » à parler de cultures souvent
largement oubliées ou transformées.
Au moment où chacun s’interroge sur son identité,
nous pensons que ces questions partant de bonnes intentions révèlent
en fait des stratégies complexes et parfois dangereuses.
Il est important de ne pas brouiller à plaisir les pistes
mais de rendre leur fierté à ceux qui vivent dans
le « pays d’origine » des œuvres ou qui participent
désormais à notre communauté nationale et ne
se reconnaissent plus dans l’héritage qu’on leur
présente trop souvent. Plutôt que d’enfermer
l’autre dans un miroir déformé par un présent
souvent catastrophique, ou de cultiver une dérision nihiliste,
nous pensons qu’il faut encourager plutôt les réflexions
croisées sur la diversité culturelle, sur ce qui nous
est commun, sur ce qui nous différencie. C’est par
des actions pragmatiques et concertées faisant appel aux
connaissances de nos partenaires professionnels des pays d’origine
et recherchant le comparatisme interculturel que notre perception
du monde comme la situation dans les pays les plus défavorisés
pourra vraiment évoluer. Au milieu des cafouillages médiatico-politiques,
le musée peut et doit rester un espace de connaissance, de
réflexion, de liberté et d’initiatives créatrices,
un lieu de rencontres et d’échanges. |